Quand les mésaventures restent tes meilleurs souvenirs

Après mon retour du Guatemala, j’avais beaucoup d’anecdotes à raconter ! On espère que tout voyage se passe du mieux possible, style voyage parfait … mais non, cela vient avec son lot d’imprévus, de galères ou de mésaventures ! Et c’est ça qui fait partie du voyage. Jusqu’à maintenant, je n’avais jamais rencontré de difficultés particulières pendant mes voyages, même pas au Nicaragua lors de mon premier voyage solo ! Mais au Guatemala, tout s’est accumulé comme si je devais rattraper le temps perdu des galères ! Il m’a fallu du temps pour digérer ces péripéties … comptez ça en terme de semaines après mon retour ! Mais au final, en y repensant, ce sont peut-être mes meilleurs souvenirs de ce super voyage !

Pourquoi ? Mais parce que ça m’a appris à me dépasser, à surmonter mes peurs, à me découvrir des capacités dont je ne soupçonnais pas. Et pour se dire que rien n’est figé dans la vie, il y a toujours des solutions ! C’est dans ses moments de galères que tu apprends sur toi, que tu es obligé de te bouger les fesses pour t’en sortir et qu’au final, on finit par y arriver ! Pour enfin peut-être te dire qu’on est fier de soi-même ?!

Petit retour sur mes mésaventures/souvenirs …

Souvenir n°1 : Caprice de la nature

Si vous n’avez pas suivi mon itinéraire, vous pouvez le retrouver ici. Tout juste après mon arrivée au Guatemala, le volcan Fuego est entré en éruption. Cet incident de la nature a pu compromettre mon voyage mais je vous laisse découvrir ça par la suite ! Heureusement pour moi, j’ai établi mon itinéraire dans l’autre sens ce qui me fait terminer mon voyage à Antigua, aux abords du volcan Fuego.

Souvenir n°2 : La rencontre avec ma phobie

Lanquin … Ah ce village m’aura laissé un bien vilain souvenir ! Mais pourquoi me perdre dans un bled paumé ? Pour aller voir les piscines naturelles de Semuc Champey !!! Nous sommes en basse saison, les hostels sont presque vides. En tout cas le mien. Je suis dans un dortoir pour moi toute seule. Surprise quand je découvre que la porte du dortoir ne descends pas jusqu’au sol !!! C’est pas le grand luxe mais ça suffit amplement. La nuit tombe rapidement et après plusieurs heures de voyage, je décide de prendre une bonne douche. Et là, je découvre une araignée sur la porte ! Pas minuscule ni énorme non plus … mais c’est ma phobie !!!! Comment est-elle rentrée ? Par la foutue porte qui ne descend pas jusqu’au sol !!! Les larmes me montent, je suis seule dans cette chambre et je suis paniquée. Par un élan de courage, je finis par sortir et aller chercher de l’aide ! Un gentil employé vient me débarrasser de ce « monstre » mais le mal est fait … j’appréhende mes 2 nuits ici.

Pour me mettre le plus à l’aise possible, je barricade toutes les issues. Je fourre une couverture sous cette foutue porte que j’asperge de spray répulsif. Et puis je pulvérise aussi autour de la porte et de la fenêtre, tant pis !

Mis à part cet incident, aucun autre drame ne m’est arrivé mais je suis bien contente de partir d’ici !!

Souvenir n°3 : Le plus long trajet du voyage

Quand je qualifie le Guatemala, le premier mot qui me vient à l’esprit c’est sauvage ! Car c’est vraiment sauvage ! J’ai le sentiment que les infrastructures hyper touristiques ne sont pas encore arrivé dans ce pays. Et c’est tant mieux. On garde une certaine authenticité de ce pays. Du coup, malgré sa petite superficie, les distances à vol d’oiseau ne sont pas très longues mais à cause du côté encore rustique .. il faut compter déjà plusieurs heures de transport ! Le plus long aura été Lanquin – Chichicastenango en 12 heures !

Le confort en mini van ? Déjà ce n’est pas un Chicken Bus !! Mais il est bien sommaire ! Au bout d’un moment, les fesses seront en compote, vos jambes ne sauront plus où se mettre … mais le paysage restera un souvenir gravé à jamais dans ma mémoire.

Souvenir n°4 : Mon arrivée mouvementée au lac Atitlan

Après Chichicastenango, je me dirige vers le lac Atitlan où j’ai prévu de passer 3 nuits. Je pars début après midi et le trajet ne dure que 2 heures. Oui mais … nous sommes dans la saison des pluies. Il pleut à partir de 15 heures. Et alors ? Lorsque j’arrive à Panajachel, je dois prendre une lancha qui doit m’emmener à Santa Cruz de la Laguna. J’embarque à bord mais le lac est déjà agité. Il se met à pleuvoir des cordes pendant le trajet. Arrivée à Santa Cruz, le conducteur ne prévient pas et repart. Et moi, j’ai été naive. J’ai ensuite compris que mon arrêt est passé ! Je décide de descendre à l’arrêt suivant. Toute seule… Il pleut des cordes. Il n’y a qu’une maison privée. Et je ne sais pas comment retourner à Santa Cruz.

Il faut que je protège mon sac à dos, et je découvre comment mettre une housse anti-pluie sous un arbre qui goutte parce qu’il pleut fort !!!

Conseil : apprenez à mettre votre housse anti pluie avant !!!!

Bref, ne voyant pas d’autre issue possible à mon calvaire, je décide d’entrer sur la propriété privée malgré le panneau « propriété privée » pour demander de l’aide ! Mais je ne savais pas où aller !!!!! Le propriétaire, a-do-ra-ble, m’amène un grand parapluie ! Je lui explique mon problème et il me dit que Santa Cruz n’est qu’à 10 minutes de marche par tel chemin. Bon à ce moment là je reste sceptique. Mais pas le choix, mon lieu d’hébergement est là bas et la nuit commence à tomber. Alors j’emprunte le chemin que le gentil monsieur m’a indiqué, le long du lac, toujours sous la pluie battante !

Enfin arrivée, après 15 minutes de marche, je découvre mon auberge que j’avais choisi ! Et en découvrant le dortoir, je panique car il me rappel sensiblement celui de Lanquin !!! Tout est vétuste et pas bien isolé … Je ne veux pas rester là, je demande à changer de chambre mais rien n’y fait. Tout se ressemble, pas moyen de me rassurer ! A ce moment là, je décide de prendre la chambre privée la moins « glauque » et surtout, de partir le lendemain au lieu des 3 nuits prévues !

Je ne me sens pas bien du tout, la nuit est tombée et surprise … encore … il n’y a pas de Wifi !!!! C’est comme à l’ancienne, que des ordinateurs old school avec internet ! Il faut que je book mon hébergement pour Antigua le lendemain ! Je me connecte … Et comme si mon après midi n’était pas assez pourri … Coupure d’électricité sur tout le lac Atitlan !!!

Je vous assure, je ne sais pas comment j’ai pu rester de marbre et ne pas pleurer … c’était trop !

Je me décide de me joindre à un petit groupe pour me changer les idées. La meilleure idée de la journée !

Puis s’en suit un repas à la bougie … Et la pluie continue de tomber !

Finalement après 4 à 5 heures sans électricité, le courant se remet en route !!

Il faut que j’aille me coucher pour que le lendemain arrive rapidement. Alors je ne me douche même pas, trop terrorisée de croiser je-ne-sais-quel-monstre. Je réitère mes techniques de Lanquin : boucher les trous et répulsif !

Le lendemain arrive, et c’est comme si j’étais dans un autre endroit … le lac est calme, le ciel est bleu et le paysage est juste magnifique ! Mais ma décision est prise, je pars pour Antigua !

Souvenir n°5 : L’ascension d’Acatenango

Pour ça, je vous renvoie à mon article dédié spécialement à ce sujet ici. J’ai presque failli ne pas vivre cette aventure là à cause de Fuego. Et quelle aventure !! L’une des plus difficiles de ma vie !

Chacun aura ses moments de faiblesse et ses galères propres. Mais en y repensant, ça m’a appris une facette de moi que je ne connaissais pas : la débrouille !!! Et quelque part, je suis bien fière d’avoir vécu ces moments là ! Je me sens plus forte ! Et ça fait des jolies histoires à raconter !

Et vous, quels sont vos souvenirs marquants de galère ???

So.

 

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